Maintenir une qualité de l’air optimale dans les écoles est primordial. En effet, les écoliers sont plus vulnérables aux pollutions du fait que leurs systèmes immunitaires et respiratoires sont en pleine croissance. Pour éviter les risques de développer des maladies chroniques ou les décès prématurés, il faut donc procéder à une mesure de la qualité de l’air systématique dans les établissements scolaires. D’ailleurs, une telle démarche est exigée par les réglementations en vigueur. Nous abordons le sujet dans les lignes suivantes. Découvrez !
Sommaire
Mesurer la qualité de l’air dans une école : une obligation légale
Le décret n° 2022-1689 du 27 décembre 2022 modifiant le code de l’environnement impose à tous les établissements scolaires implantés en France l’obligation de réaliser une surveillance de la qualité de l’air. Cette opération implique notamment :
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Une évaluation annuelle des moyens d’aération des bâtiments
Elle consiste à vérifier la fonctionnalité des divers systèmes de ventilation. Cette évaluation implique également une mesure de la saturation en dioxyde de carbone (CO2) dans les locaux.
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Un autodiagnostic de la QAI
Réalisé tous les 4 ans, il vise à identifier les sources des pollutions, à entretenir les systèmes de ventilation et les moyens d’aération ainsi qu’à prendre les mesures nécessaires pour réduire l’exposition des usagers aux substances toxiques.
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Une campagne de mesure de polluants
Elle est obligatoire lorsque des travaux ont lieu dans l’établissement scolaire. Cette campagne de mesure devra être effectuée dans un délai de 1 mois suivant les travaux. Son but est d’évaluer le taux de formaldéhyde, de benzène et de dioxyde de carbone. Les résultats de cette campagne de mesure de la qualité de l’air dans l’école devront en plus être communiqués à toutes les personnes fréquentant les lieux.
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La mise en place d’un plan d’action
Établi sur la base des évaluations précédentes, ce plan d’action doit être réalisé et rédigé dans les 4 ans suivant l’entrée en vigueur du décret n° 2022-1689. Pour tous travaux exécutés dans le bâtiment, il faudra d’ailleurs veiller à l’actualiser régulièrement.
Établissements concernés : comment améliorer l’air intérieur ?

L’obligation de surveiller la qualité de l’air s’applique :
- aux établissements d’accueil d’enfant de moins de 6 ans comme les crèches et les garderies,
- aux établissements d’enseignement et de formation professionnelle du premier et du second degré (écoles maternelles, élémentaires, collèges, lycées) ;
- aux accueils de loisir.
Pour procéder à la mesure de la qualité de l’air dans les écoles, l’installation de capteurs intelligents est recommandée. Pour cela, il est conseillé de faire appel à un spécialiste en QAI. Ces instruments permettent en effet d’évaluer le taux de polluants, notamment le formaldéhyde, le benzène et le dioxyde de carbone dans l’air en temps réel. Ils mesurent également le niveau des autres polluants comme l’humidité ou la température. Parmi les capteurs à installer, on retrouve :
- les capteurs de CO2 permettant de surveiller le renouvellement de l’air et de prévenir la concentration excessive de dioxyde de carbone dans les locaux ;
- les capteurs de particules fines qui détectent la pollution particulaire ;
- les capteurs de COV permettant d’évaluer la présence et le niveau de substances chimiques dans le bâtiment scolaire.
En bref, la qualité de l’air dans les écoles est donc à la fois une obligation légale et une nécessité pour protéger la santé des enfants et du personnel. Les établissements concernés doivent mettre en place des contrôles réguliers, vérifier leurs systèmes d’aération, mesurer certains polluants et établir un plan d’action adapté. Au-delà du respect de la réglementation, ces démarches permettent surtout d’offrir aux élèves un environnement plus sain et plus sûr pour apprendre et grandir.
